L'Homme assis dans le couloir

Corps à corps de Duras : Le récit d’une femme qui décrit un couple en train de faire l’amour.

« Un homme, une femme. Un homme assis dans l’ombre d’un couloir, une femme allongée dans un jardin à quelques mètres de lui On sait quelles niaiseries moralisatrices peut engendrer cette simplicité édénique. Marguerite Duras les esquive toutes à une altitude de sobriété et de rareté où l’oxygène manque pour en dire plus. Comme une émotion suffocante pour ce dernier épisode de ses aventures esthétiques (…) Pour dire cette simplicité fondamentale, Duras a renoncé aux coquetteries stylistiques qui firent précédemment sa renommée (…) L’écriture y gagne en intensité, tout entière dans ses répétitions, ses hésitations, ses troubles, ses silences, à la hauteur du sujet. L’occasion, encore une fois “ d’être saisi d’un doute d’ordre général ”. Et s’il est vrai qu’au cinéma, Marguerite Duras désire toujours tourner le désastre du film, alors il faut dire qu’en littérature elle ne cesse pas d’écrire le désastre du livre. » Gérard Lefort dans Libération, 22 mai 1980.

Cette lecture est donnée par des actrices de l’atelier  STILLE ! mené par Maya Bösch dans le cadre de la semaine du goût lancée par le Café du Grütli.