A STATEMENT ON BODY SOUND SPACE AND TIME

Geschichte ist Experiment

GESCHICHTE IST EXPERIMENT – Première création mondiale 

“Fremd bin ich eingezogen, fremd zieh ich wieder aus” (GUTE NACHT)
Etranger dans son propre monde, étranger partout, étranger à soi-même.

Composition des errances multiples. Du silence des chants parlés de Schubert, à l’ironie grinçante de Jelinek, jusqu’au bruit du chaos contemporain de Ginsberg et Kirez, la voix fait exploration. Des motifs répétitifs qui se jettent à nos pieds comme des ruines d’une mémoire explosée. Fragmentation. Hybridation. Comment représenter le mouvement de l’âme ?

Un flux, une traversée de lieux, de temps, de corps, températures et sons. Etirer le silence des femmes et retarder le cri des hommes. Des thèmes comme l’amour, le désespoir et la solitude creusent les murs et la descente de ce bâtiment. “Geschichte ist Experiment”. Une installation plastique, visuelle et surtout sonore.

Le projet HØPE se développe en deux volets successifs qui donnent lieu in fine à un choc esthétique. Cette création est un geste artistique de confrontation dont Maya Bösch a toujours rêvé. HØPE ou comment construire théâtralement un bastard pop (genre musical hybride). Il y a d’abord le volet Howl, monté autour du poète phare de la Beat Generation, Allen Ginsberg, avec un ensemble d’interprètes masculins dans un espace conçu par Thibault Vancraenenbroeck, puis le projet  A statement on body, sound, space and time, monté autour du cycle Voyage d’hiver par Franz Schubert avec un ensemble d’interprètes féminins dans un espace conçu par Sylvie Kleiber. Au milieu, le retour de l’antithéâtre d’Elfriede Jelinek. Des garçons d’un côté, des filles de l’autre. Du 2 au 10 juin, les deux ensembles investissent tous les espaces du GRÜ où se joue la rencontre entre les deux créations de Maya Bösch. Un choc, une explosion, un dernier cri, conduisant à une fusion de tous ces interprètes sur une seule ligne. La dernière parole faisant vibrer le GRÜ expérimental, dirigé par Maya Bösch et Michèle Pralong.

Il y a ici différentes sortes de textes, mais qui sont tous des cris d’utopie: Wilhelm Müller, Allen Ginsberg, Elfriede Jelinek, Timo Kirez. Il y a aussi Vincent Hänni et Franz Schubert. Le voyage d’hiverHowl, Je voudrais être légère et Radio Ophélia traversent la solitude, le désespoir et la folie du monde.

A un moment, les deux créations, les deux équipes de comédiens se confronteront, sous la forme d’un bootleg scénique, féminimasculin. Ce choc sera le dernier spectacle de la direction Bösch-Pralong à la tête du GRÜ. Comme un dernier statement sur LAST / LOST GRÜ.